L'Esterel - Camping Clair de Lune - Tourisme dans le Var et la Provence

Excursions

Au départ du camping, vous pouvez visiter toute la Provence. Dans cette rubrique, découvrez les sites peu connus, les villages du Var, les endroits à voir absolument, les curiosités naturelles. Suivez le guide...

L'Esterel

L'Esterel - Photo VisiocarteLe massif de l'Estérel est à environ une heure de voiture du camping, en passant par l'autoroute...

Il s’agit d’un massif primaire éruptif composé de porphyre, doublé le long des côtes par des bancs de grès, entre lesquels s’intercalent des couches d’argile d’où surgissent des sources dont l’eau viendrait du haut Var.

Le géographe Pierre Foncin écrivait en 1910 dans Les Maures et L’Estérel : "C’est un lambeau détaché de terre Kabyle. C’est une petite Provence, dans la grande, une Provence de la Provence, une Provence africaine". L’Estérel culmine à 616 m d’altitude, au mont Vinaigre. Le massif, d’une âpreté surprenante, était autrefois couvert de forêts où dominaient les chênes verts et les chênes-lièges, mais qui furent victimes d’incendies répétés. La douceur des températures permet aux plantes tropicales de prospérer : palmiers, eucalyptus, agaves américains, mimosas, robiniers voisinent ainsi avec les pins, châtaigniers, charmes, figuiers, oliviers, lauriers, bruyères arborescentes, cistes et houx.

HISTOIRE :

Une voie antique, qu’emprunta selon la légende Hercule en route vers le jardin des Hespérides, traversait le massif. Honorat, né à Trêves au Vème siècle, d’un père sénateur romain, renonça à ses biens et s’embarqua pour Égypte afin d’y mener une vie d’anachorète à l’image des pères du désert. Quand il rentra d’Orient, il obtint de l’évêque de Fréjus, Léonce, l’autorisation de se retirer dans une grotte, appelée la Sainte-Baume, située au Cap-Roux. Un pèlerinage a lieu chaque premier dimanche du mois de mai. Puis, en 412, Léonce laissa Honorat s’installer avec ses compagnons dans l’île de Lérins pour y créer un monastère où, à l’image de ceux d’Orient, voisineraient cénobites et anachorètes. Le massif abrita jusqu’au XVIII ème siècle une importante vie érémitique. Il fut aussi le refuge de brigands. L’Estérel n’a été définitivement exploré et jalonné qu’à la fin du siècle dernier. L’exode rural l’a vidé, y laissant des restanques ruinées sur lesquelles poussaient jadis l‘olivier et le chêne-liège. Il est désormais géré par l’office national des forêts.

PROMENADES À PIED OU A VÉLO :

L’automobiliste doit savoir que l’été, pour réduire les risques d’incendie, l’office national des forêts ferme de nombreux axes secondaires. Avant l’entrée d’Agay, en venant de Valescure, on peut louer des vélos à la ferme de Grenouillet. La route du Grenouillet monte à la maison forestière du Gratadis. Tout de suite après, la route de gauche conduit au vallon du Perthus et au Roussiveau, tandis que la route de droite mène au gué du Grenouillet, où l’on découvre un arboretum. On tenta en vain d’y acclimater des eucalyptus, mais ils prenaient feu encore plus vite que la flore indigène. Au carrefour suivant l’arboretum, au sud, la route de gauche monte vers la grotte de la Sainte-Baume et le pic d’Aurelle, d’où le panorama est spectaculaire. La route de droite conduit au Trayas par le rocher Saint-Barthélemy.

L'Estérel au soleil couchant

L'Estérel au soleil couchant

VALLON DU PERTHUS :

Une importante formation de lauriers-roses, qui bordent le torrent sur près de 2 km, prospère dans cette réserve biologique domaniale de l’ONF. Cette nériaie, dernier écho septentrional des formations nord-africaine et espagnole, qui nécessite une chaleur élevée, pousse au bord de cours d’eau au régime fluvial caractéristique des oueds. On découvre aussi des arbres à perruque, dont les fruits possèdent des fils plumeux, le myrte dont raffolent les passereaux, la lavatère d’Hyères aux magnifiques fleurs roses et de nombreuses fougères dans les endroits les plus ombragés.

LE VALLON DU MAL-INFERNET :

Le vallon du Mal-Infernet Une route mène au col de Belle-Barbe depuis la maison forestière du Gratadis. De là, une excursion pédestre de trois ou quatre heures permet de découvrir le merveilleux petit torrent du Mal-Infernet, profondément encaissé et ceinturé par les sommets environnants, qui s’élèvent pour certains à plus de 400m d’altitude. Le cours d’eau est bordé de végétaux rares en Méditerranée : érables, houx, tilleuls, sorbiers et frênes. En amont du gué, pousse l’osmonde royale, fougère qui forme parfois des fourrés de plus d'un mètre de haut. Il s’agit d’un véritable fossile vivant, connu dès le trias, et pour lequel ce vallon froid est un refuge, qu’apprécient également le narcisse des poètes et la fétuque paniculée descendue des contreforts des Alpes du Sud. L'arbre de Judée orne les rives du torrent de ses délicates fleurs mauve pâle, dont la caractéristique est d’apparaître avant les feuilles. Les versants ensoleillés et secs sont occupés par le maquis, où se bousculent cistes, lentisques, arbousiers, bruyères... De loin en loin, on découvre un chêne-liège ou un pin maritime.

Les grands éboulis de porphyre rouge, non encore stabilisés, appelés ici glariers, sont colonisés par les gueules-de- loup, l’euphorbe épineuse, la linaire... Parfois, on peut voir un campagnol des neiges, qui porte ici bien mal son nom. Les zones de pelouses, qui se rencontrent essentiellement sur des substrats plus ou moins sablonneux, sont prodigues en orchidées. De temps en temps, le psammodrome d’Edwards, petit lézard méditerranéen, se laisse apercevoir. Sur les flancs nord du massif vivent palombes et pics, tandis que les fauvettes et les merles bleus préfèrent, en espèces typiquement méditerranéennes, les maquis et les falaises ensoleillées de l’adret.

GASPARD DE BESSE :

Gaspard de Besse, célèbre brigand, s’était installé dans une grotte à quelques pas du carrefour du Malpey, où commence la route forestière du même nom qui conduit au sommet du mont Vinaigre. De là, sur la route d’Italie, qui suivait l’actuel tracé de la RN 7, le malfaiteur dévalisait courriers et voyageurs. La légende rapporte que le bandit ne volait qu’aux riches et se montrait généreux avec les pauvres gens. Cependant, la terreur qu’il faisait régner était telle qu’un arrêt de la cour d’Aix-en Provence le condamna en 1779, ainsi que ses complices, à être roué : «Après leur mort, les têtes des condamnés seront séparées du tronc et portées par l’exécuteur sur le grand chemin de l’Estérel à Cannes où elles seront clouées à des arbres bordant le chemin.» Gaspard et deux de ses acolytes, capturés peu après, furent roués à Aix le 25 octobre 1781. Nul ne sait si leurs têtes furent finalement exposées.

L'AUBERGE DES ADRETS :

L'Auberge des Adrets

L’auberge des Adrets fut-elle le théâtre de crimes ? Rebâtie en 1635, elle est située au bord de la RN 7, après le mont Vinaigre. On a prétendu que Mandrin s’y retirait après avoir pillé les caisses des collecteurs d’impôts. C’est également à travers l’Estérel que trafiquait sa bande de faux sauniers. Mais rien ne le prouve...

Office du tourisme de St Raphaël

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