Du camping au lac de Sainte-Croix : une balade dans l’arrière-pays

Du camping au lac de Sainte-Croix s’offre à vous une belle excursion dans l’arrière-pays. Sortez de l’A57 à hauteur de Cuers, et parcourez les petites routes à travers des paysages vallonnés. Vous y découvrirez de petites bourgades très sympas : Brignoles, Monfort-sur-Argens et son château de Robernier.

À Sillans-la-Cascade, faites un saut pour apprécier… la cascade ! Le belvédère sur la chute d’eau vaut le coup, à travers une végétation touffue.

À Aups, on peut se balader sur les remparts, avant d’atteindre le lac de Sainte-Croix par Aiguines. Autrefois, ce village était renommé pour la fabrication de la boule en bois clouté.

De l’autre côté du lac de Sainte-Croix se trouve Moustiers, haut-lieu de la faïence. Ce charmant village de montagne vous ravira par ses ruelles et ses torrents ; il y règne une atmosphère douce et paisible qui vous fera oublier les tracas de la vie urbaine.

Le lac constitue un espace privilégié pour la baignade, la planche à voile, le nautisme (catamaran, voile, bateau électrique). On peut aussi y pratiquer la pêche, le pédalo et le canoë-kayak.

Un lac artificiel sur le Verdon

Le lac de Sainte-Croix est une retenue artificielle créée par EDF et mise en eau en 1973, suite à la construction du barrage de Sainte-Croix, sur le cours du Verdon.

Ce lac occupe une superficie de 22 km² dans la partie Sud du Verdon, à la sortie des PréAlpes, au pied du village de Sainte-Croix-du-Verdon. Le barrage, construit à l’entrée des gorges près de Baudinard, retient 760 millions de mètres cubes d’eau et produit plus de 150 millions de kWh par an. Il alimente ainsi en électricité les villes situées à proximité.

Un peu d’histoire…

Avant le lac de Sainte-Croix s’étendait la vallée du Verdon dans sa partie aval.

L’on parle dès le 18ème siècle de rendre le Verdon navigable, mais c’est au siècle suivant que se dessinent les grands projets de travaux hydrauliques, au départ pour l’irrigation des cultures. Le canal d’Aix, de plus de 80 km de long, est achevé en 1873, ainsi que le barrage de Quinson. D’autres besoins ne vont pas tarder à se faire sentir : l’alimentation en eau potable des villes d’Aix, Marseille et Toulon, ainsi que l’énergie électrique.

Tous les villages de la vallée sont concernés par la construction du barrage de Sainte-Croix, d’autant qu’à l’origine, il est prévu de noyer en partie Bauduen et Sainte-Croix. Mais la cote a été revue à la baisse pour des raisons géologiques. La présence de la résurgence de Fontaine-Lévêque laissait craindre un effet de siphon. Et le terrain étant très calcaire, les ingénieurs redoutaient les infiltrations d’eau. Les deux villages sont donc sauvés ; seul le village des Salles sera entièrement détruit.

Le pont d’Aiguines qui relie Les Salles à Moustiers, dit « pont romain », mais plutôt médiéval selon les historiens, est déclaré « sans intérêt », et se trouve aujourd’hui au fond du lac. Il en reste une image durant les premières minutes du film « Jeux interdits », réalisé par René Clément en 1951.