Le pénitencier pour enfants de l'île du Levant - Camping Clair de Lune - Tourisme dans le Var et la Provence

Les Iles d'Or

Au nombre de trois (Port Cros, Le Levant et Porquerolles), les îles d'hyères sont la destination préférée des visiteurs de notre région. Découvrez les à partir du camping, les embarcadères sont à quelques minutes de voiture.

Le pénitencier pour enfants de l'île du Levant

Levant penitencier.jpgEn février 1861, une soixantaine d'enfants, dont les plus jeunes ont cinq ans, quittent la prison de La Roquette, à Paris, pour gagner la colonie agricole de l'île du Levant. Un de ces établissements privés que vient d'autoriser le gouvernement impérial, et qui se proposent philanthropiquement de rééduquer les jeunes délinquants.

La réalité sera tout autre : travail forcé, malnutrition, brimades, sévices, jusqu'à ce que, dix-sept ans plus tard, les autorités alertées ferment le bagne des îles d'Or.

C'est en découvrant sur place le cimetière où furent enterrés sommairement une centaine d'entre eux que Claude Gritti a voulu connaître leur histoire.

A travers ce récit, fruit d'une enquête minutieuse, nous revivons sur les pas de Devillaz le Savoyard, de Gruner le petit matelot, de Roncelin l'apprenti forgeron, et de plusieurs autres, les souffrances et les révoltes de ces émouvants enfants bagnards.

Les enfants de l'île du Levant, un livre de Claude Gritti

Les enfants de l'île du LevantEn février 1861, un convoi d'une soixantaine d'enfants de cinq à vingt et un ans sort de la prison de La Roquette à Paris. Leur destination : la plus sauvage et la plus belle des îles d'Or, Le Levant. Ils seront les premiers pensionnaires de la « colonie agricole » de Sainte-Anne dont le propriétaire est le conte de Pourtalès.
En autorisant les bagnes privés pour mineurs, l'empereur Napoléon III entend débarrasser les villes et les campagnes des innombrables gavroches, vagabonds et orphelins qui les peuplent.

Il y a là Jean Devillaz, un solide savoyard qui a fui les sévices de son oncle ; Théo Gruner, matelot depuis l'âge de huit ans et arrêté à l'occasion d'une bagarre sur le port de Marseille ; Roncelin, apprenti forgeron ; Beaumais, un jeune aventurier belge ...
Ensemble, ils vont constituer la bande des « Vulnérables » qui défendra les plus jeunes et les plus fragiles.
Ensemble, ils vont survivre aux brimades, privations, mutineries et évasions qui se succèderont jusqu'à leur libération.

En s'appuyant sur les archives de l'époque et à travers un récit plein de rebondissements, Claude Gritti a reconstitué l'histoire du plus terrible et du plus émouvant des bagnes, celui pour enfants de l'île du Levant.



Une centaine d'enfants, soit environ dix pour cent des internés, sont morts au bagne du Levant ; Claude Gritti joint à son récit (p. 346-349) la triste litanie et précise l'âge des victimes.

Quatre d'entre eux étaient âgés de dix ans — Auguste Roustan, né à Soyans-sur-Die (Drôme), mort le 2 octobre 1862 ; Eugène Gay, né à Allos (Basses-Alpes), mort le 25 octobre 1863 ; Aimé Noël né à Vaubadon (Calvados), mort le 19 mars 1865 ; Siméon Soulage, né à Charols (Drôme), mort le 23 février 1874.

Fils d'un marchand de bois et de charbon du Lavandou, Claude Gritti est passionné par la pêche et les îles d'Or. Un jour, au Levant, il découvre le cimetière du bagne. Une centaine de jeunes forçats y reposent. Tout comme la stèle qu'il leur a érigée, ce livre leur rend hommage.

Les enfants de l'île du Levant / Claude Gritti ; préface de Jean Esquerré. - Paris : JC Lattès, 1999. - 349 p. : carte ; 23 cm. ISBN 2-7096-2028-6 (Acheter ce livre sur Amazon.fr)

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