Le parc national de Port-Cros - Camping Clair de Lune - Tourisme dans le Var et la Provence

Les Iles d'Or

Au nombre de trois (Port Cros, Le Levant et Porquerolles), les îles d'hyères sont la destination préférée des visiteurs de notre région. Découvrez les à partir du camping, les embarcadères sont à quelques minutes de voiture.

Le parc national de Port-Cros

Logo Parc National Port-CrosLe Parc national de Port-Cros, premier parc national marin en Europe, a été créé en décembre 1963. Il s'étend sur 700 ha de superficie terrestre, avec les îlots de Bagaud, du Rascas et de la Gabinière et 1300 ha en mer. Espace témoin, il rassemble un grand nombre des espèces terrestres et marine caractéristiques de la méditerranée occidentale.

Pour s'y rendre au départ du camping, il faut prendre le bateau au port d'Hyères, compter 10 mn en voiture, puis une petite heure de traversée.

Lieu d'une protection forte, le parc national s'attache, par une gestion attentive, d'y conserver le patrimoine naturel, historique et paysager exceptionnel, tout en maintenant une ouverture raisonnée à l'accès du public.

Depuis 1998, le Parc national de Port-Cros est titulaire du " Diplôme européen ", décerné par le Conseil de l'Europe et depuis 2001 il est inscrit, seul site français à ce jour, parmi les " aires spécialement protégés d'importance méditerranéenne ".

PORT-CROS Parc national :

La création du Parc national de Port-Cros est le fruit du hasard des rencontres entre des hommes qui tous voulaient protéger l’île pour sa valeur esthétique et son intérêt patrimonial et à laquelle ils étaient tous profondément attachés.

Port CrosLe Parc est donc né du mariage d’un legs et d’une loi. Ce legs est celui d’un couple, Marcel et Marceline HENRY, qui, après avoir géré l’île pendant 40 ans, en remettait un tiers à l’Etat à condition que ce dernier créât un parc national. Cette loi, c’est celle du 22 juillet 1960, permettant la création de parcs nationaux.

Ainsi naquit le 14 décembre 1963, le premier parc national marin d’Europe qui occupe 700 ha de terres émergées et 1300 ha de surfaces marines. Il comprend l’île de Port-Cros, celle de Bagaud ainsi que les îlots de la Gabinière et du Rascas.

Les îles d’Hyères : une histoire géologique mouvementée

Port CrosL’archipel des îles d’Hyères est un prolongement géologique du massif des Maures que la montée progressive du niveau de la mer, après la fin des grandes glaciations, a isolé, il y a vingt mille ans environ. Quelque trente millions d’années auparavant, ces terres étaient rattachées à un vaste bloc continental, dont la dérive a donné naissance à la Corse et à la Sardaigne.

Port-Cros présente le relief le plus abrupt, bien que le mont Vinaigre, son point culminant, ne dépasse pas 194 mètres. Le sud de l’île offre des falaises escarpées et des vallons étroits orientés vers le nord, où ils atteignent la mer pour s’y fondre en de nombreuses criques que les marins d’autrefois appréciaient pour l’abri qu’elles procuraient. L’influence maritime régule les températures, que rafraîchissent les tempêtes de mistral. Les hivers sont doux, les étés chauds et secs.

Une histoire humaine tumultueuse

Port CrosAu carrefour d’échanges commerciaux entre différentes civilisations méditerranéennes, les îles d’Hyères connurent pendant l’Antiquité une période d’intense activité que révèlent de nombreux vestiges archéologiques, à terre comme en mer. Dans l’archipel exposé aux vents violents, la navigation à voile était souvent périlleuse entre les passes étroites et bordées d’écueils, ce qui explique la présence de nombreuses épaves de navires naufragés. Leur structure, et les pièces qu’elles renferment, constituent de précieux témoignages historiques. Le déclin de l’empire romain entraîna une baisse de l’activité maritime et, plus généralement économique. La pauvreté relative et le faible peuplement des îles ne les mirent pas à l’abri des invasions, notamment celle des sarrasins. Au XVIè siècle, le roi de France, pour lequel la Provence, récemment rattachée au royaume, était un enjeu stratégique important, porta secours aux Hyérois et fit élever le fort de l’Estissac, le premier fort de l’Eminence et la tour de Port-Man. Au XIXè siècle, la construction de fortifications se poursuivit par l’adaptation partielle de l’architecture des forts existants aux nouvelles techniques de combat et l’édification de petites batteries. Aujourd’hui, ces lieux chargés d’histoire, en partie restaurés, sont sous la responsabilité du Parc national. Le fort de l’Estissac est ainsi reconverti en lieu d’exposition et le fort de l’Eminence en centre d’accueil pour des séjours scolaires de découverte, tandis que les autres forts sont affectés à l’hébergement, à l’exception du fort de la Vigie occupé par la Marine Nationale.

La flore

Les sols superficiels de Port-Cros accueillent une végétation commune aux régions siliceuses de la Méditerranée, mais aussi certaines espèces rares spécifiques à l’archipel.

ArbousierDans les vallons humides, le chêne vert forme des peuplements d’une densité et d’une étendue remarquables. Au delà, le maquis élevé, constitué de l’arbousier qui à l’automne porte simultanément des grappes de fleurs et des fruits rouges et de la bruyère arborescente mesurant jusqu’à 7 mètres de haut, colonise les deux tiers du territoire. La densité du couvert végétal ferme le milieu et limite le développement des plantes liées à la lumière. C’est donc au bord des sentiers que poussent la lavande des îles, le romarin et le genêt à feuille de lin ainsi que les buissons odorants du ciste à feuille de sauge et du ciste de Montpellier. Les silhouettes du pin d’Alep, souvent tortueuses en bordure de mer, dominent le plus souvent le maquis.

La brousse à olivier sauvage et à pistachier lentisque caractérise les espaces littoraux, juste en avant du maquis élevé. On y trouve l’euphorbe arborescente, qui dénude ses rameaux l’été venu , l’herbe aux chats, une endémique à ne pas confondre avec le thym inexistant sur l’île, le myrte très parfumé et le genévrier de Phénicie, un résineux clairsemé fréquent sur les falaises. La frange littorale concentre les plantes halophiles, c’est à dire tolérant la brûlure du sel des embruns. Cette végétation freine l’érosion par les vents et permet le développement des espèces végétales situées au-delà. La barbe de Jupiter, qui peut s’élever jusqu’à 2 mètres, affectionne les fissures de rochers battus par le mistral, de même que le crithme perce-pierre, aussi baptisé fenouil de mer.

Face à la mer, les immortelles couleur safran contrastent avec le statice nain, qui forme pour lutter contre les éléments des coussinets touffus, nourris de la décomposition des feuilles mortes qu’il emprisonne sous son couvert. Les capitules jaunes de la cinéraire maritime dominent des pédoncules argentés garnis de feuilles cotonneuses. L’euphorbe petit-pin est un petit buisson bleuté dans les rochers littoraux.

La faune

La faible superficie de Port-Cros n’a pas permis le développement de grands animaux. En revanche, certaines espèces y trouvent un ultime refuge à l’abri des prédateurs. Au carrefour des grands mouvements saisonniers entre l’Europe et l’Afrique, l’île est une escale privilégiée pour les oiseaux migrateurs.

petit ducLe printemps voit défiler les grands migrateurs tels le milan noir, la bondrée apivore mais aussi de nombreux passereaux dont le guêpier et la huppe fasciée. Sur 177 espèces d’oiseaux observées, 26 sont nicheuses. Parmi ces dernières, le rossignol philomèle, le pouillot véloce, le pinson des arbres ; trois espèces de mésange et quatre de fauvettes se disputent l’intérieur des terres. Parmi les rapaces, il est plus courant d’observer l’épervier ou le faucon crécerelle que le faucon pèlerin, chasseur d’oiseaux. Quant au rarissime faucon d’Eléonore, il fut récemment aperçu dans l’archipel. La nuit, il est fréquent d’entendre le chant scandé du hibou petit-duc.

Parmi les oiseaux de mer, le goéland leucophée voit ses effectifs se stabiliser. L’été, il est aisé d’apercevoir le puffin cendré ou encore quelques jeunes cormorans huppés venus de Corse pour l’occasion. C’est en revanche en hiver que l’on observera le plongeon des fous de bassan et au printemps, le vol en boucle du puffin de Méditerranée.

Des onze espèces de mammifères présents sur l’île, les chauves-souris sont les plus nombreuses (7 espèces) ; les autres ont été introduites par l’homme au cours des siècles, involontairement ou non (rat noir, chat haret, mulot, lapin).

La couleuvre à échelons se nourrit régulièrement de rats, contribuant à en limiter la prolifération. Mesurant jusqu’à 2m, la couleuvre de Montpellier, endémique de Méditerranée, est le plus gros reptile français. Le phyllodactyle, spécifiquement méditerranéen, et l’hémidactyle sont des geckos. Principalement actifs la nuit, ils sont parents des lézards dont ils se différencient par une pupille verticale et des doigts munis de petites ventouses.

Également endémique de Corse et de Sardaigne, le discoglosse sarde est une espèce très rare, témoin de l’ancien continent proto-ligurien, il y a 6 millions d’années.

La mer

La Méditerranée, mer peu profonde et presque fermée, tire son originalité de ses paysages sous-marins : l’herbier de posidonie et le coralligène.

Port CrosLa posidonie, plante à fleurs, forme à Port-Cros un vaste herbier ou prairie couvrant 50 % de la superficie des fonds marins. Principal pourvoyeur d’oxygène, il sert de pouponnière puis de refuge à une faune riche et diversifiée qui y trouve abri et nourriture. Pas moins de 70 espèces de poissons y sont aperçues : saupe, petit sar, serran écriture, labre, girelle, sans compter de nombreux invertébrés comme l’oursin, le poulpe ou l’étoile de mer, et le plus grand d‘entre eux, la grande nacre, coquillage bivalve devenu aujourd’hui très rare.

Plus en profondeur, le coralligène. Sous ce terme se cache les plus beaux fonds rocheux de Méditerranée. Là, tout un foisonnement coloré d’algues et d’animaux fixés surprend le plongeur. Des colonies arborescentes de gorgones jaunes ou rouges ornent les parois verticales. Des vers marins, les spirographes, agitent leur panache de branchies au bout d’un tube membraneux leur servant d’abri.

C’est aussi le domaine des grands carnassiers : l’impassible chapon aux allures de dragon chinois, la murène toujours leste à happer un poulpe passant par là, le congre dont certains individus atteignent 2 mètres. Mais le seigneur des lieux reste incontestablement le mérou brun. Autrefois abondant, il fut comme le corb et le denti, victime d’une chasse sous-marine intensive. Grâce aux espaces protégés où il a pu se maintenir et, plus récemment, à une mesure d’ordre réglementaire (pêche sous-marine interdite sur tout le littoral métropolitain depuis 1993, complété fin 2002 par la pêche à la ligne) , ses effectifs remontent de manière significative.

L’action du parc

Port CrosPour bien protéger, il faut connaître. C’est pourquoi le parc est le support de recherches et d’études scientifiques : inventaires terrestres et marins, évolution de la biodiversité, analyse des pollutions extérieures susceptibles d’altérer les milieux. Ces réflexions éclairent le parc national dans son action de gestionnaire des espèces et des habitats naturels.

Le parc doit également assurer la surveillance et l’entretien de son territoire qui accueille de très nombreux visiteurs. Il procède à l’aménagement des sites les plus fréquentés avec le souci de préserver le caractère et l’esprit des lieux, ainsi qu’à la restauration d’écosystèmes dégradés selon des techniques novatrices de génie écologique.

La gestion attentive des activités de pêche artisanale et de plongée de découverte s’exerce en conjuguant la réglementation et le partenariat avec les acteurs intéressés.

En 1997, le Parc s’est vu décerner, pour l’ensemble de son action, le Diplôme Européen remis par le Conseil de l’Europe.

Port-Cros s’inscrit, en outre, dans le réseau européen Natura 2000, qui vise à gérer et protéger les habitats et espèces d’intérêt communautaire. Le Parc a été désigné comme opérateur pour la mise en place des mesures de gestion qui s’y rapportent.

Le Parc national de Port-Cros est également chargé, depuis 1999, d’une mission de coordination pour la mise en place et le suivi du Sanctuaire International pour les Mammifères Marins faisant l’objet d’un accord tripartite entre l’Italie, la Principauté de Monaco et la France.

Astuces

Il est nécessaire d’être équipé de bonnes chaussures de marche. Le seul point d’eau potable est situé au fort de l’Estissac, il est donc préférable de prévoir de l’eau dans son sac à dos.

Pour les plaisanciers venus par bateau, une distribution d’eau est prévue en fin de journée sur le port. Elle est de l’ordre de 20 litres par bateau. Les horaires sont à demander à la capitainerie. Les plages et certains sentiers sont assez difficiles d’accès pour des personnes à motricité réduite, enfants en bas âge et poussettes, il est recommandé de prendre tous les renseignements nécessaires avant de s’aventurer dans un quelconque itinéraire. Dans tous les cas, il est important de se munir de crème solaire, de lunettes de soleil, et pourquoi pas d’une petite trousse à pharmacie (pansements, désinfectant,....).

Pour profiter au mieux du caractère des lieux, il est préférable d'éviter les mois de juillet et août.

Plus d'infos sur le site du Parc National de Port Cros

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