Le mont Faron - Camping Clair de Lune - Tourisme dans le Var et la Provence

Balades nature

Que vous suiviez la côte sur le sentier du littoral, ou bien que vous préfériez explorer notre arrière pays, suivez notre guide de balades pour découvrir à pied les charmes du Var et de la Provence.

Le mont Faron

Balade Mont FaronDu sommet du mont Faron, montagne de lumière, Toulon révèle ses alanguissements au creux de la rade que la presqu’île de Saint-Mandrier protège des ardeurs du grand large, tandis que la côte varoise se dévoile et que l’horizon maritime épouse les rondeurs de la Terre.

A l'est se profile la presqu'île de Giens, on peut presque apercevoir le camping.

fiche technique :

  • Durée: 1 heure, aller et retour
  • Dénivelé: néant
  • Difficulté: aucune
  • Période: toute année agréable en mi-saison, lorsqu’un coup de mistral a lavé le ciel.
  • Balisage: poteaux en bois
  • Carte Michelin ND 84- 1 000
  • Carte IGN 1/25000: W 3446 ouest (Toulon)

Itinéraire d’accès :

Du centre ville de Toulon, le mont Faron - de l’arabe faro qui désigne les feux allumés pour signaliser la cité aux navires - est accessible de deux façons, en prenant la direction Toulon-nord par le téléphérique (fermé le lundi, dont la gare se trouve boulevard Amiral Vence, derrière l’hôpital Sainte-Anne) ou bien par une route sinueuse et étroite qui a l'avantage de multiplier les perspectives sur la ville et la rade. Se garer sur le parking proche de la tour Beaumont.

Description :

Faron.JPGDans la tour Beaumont, a été installé le mémorial du débarquement de Provence - ouvert de 9h30 à 12h15 et de 14h30 à 17h30; chiens en laisse admis - son inauguration en 1964 a donné chaud à toute la France, le général De Gaulle y a été la cible d’un attentat manqué.

Après la visite du musée, passer devant le petit complexe commercial et prendre sur la gauche le sentier en direction de la chapelle Notre-Dame du Faron. Le sentier, comme d’ailleurs le reste de la balade, se déroule dans la forêt communale de Toulon, une forêt de pins d’Alep dont certains sont de belle taille.

Aménagée dans une ancienne poudrière à la demande de L.V. Roussel - le créateur du téléphérique- et du maréchal Juin, Notre-Dame du Faron, consacrée à la mémoire de ceux qui tombèrent pour la Libération, reste d’une grande simplicité.

En face démarre le sentier du Point Sublime pendant 20 mn, il serpente sous le couvert des pins, parmi les chênes verts, les genêts, les cistes pour aboutir à un promontoire où se dresse une grande croix de bois. Il longe plus ou moins la route dans sa première partie ; prendre à gauche à la première bifurcation, puis à droite à la deuxième. Des tables et des bancs permettent de se reposer et de pique niquer (poubelles sur place, feux interdits).

Croix Faron.jpgLa balade se déroule dans une ambiance de calanques, falaises de calcaire blanc, pins penchés vers les flots, mais d'eau, point ! Le bruit qui monte n’est pas celui du clapot, c’est la rumeur continue de la ville qui s'étale au pied de la montagne. Du belvédère, le panorama est remarquable au-delà du chablis au premier plan.

Toulon se développe autour de ses ports : civil, commercial et militaire surtout, flanqué de l'arsenal ; à l’est, c’est le cap Brun et la presqu’île de Giens ; au sud, la presqu'île de Saint Mandrier où clignote le phare de Cépet et qui est relié au continent par le tombolo des Sablettes ; à l'ouest, les falaises du cap Sicié, annoncé par les récifs des Deux Frères, la colline de Six-Fours coiffée de la Collégiale romane et, plus loin, la baie de Bandol et le Bec de l’Aigle.

Le retour se fait en empruntant le même sentier, La promenade se poursuit en voiture ; la route passe devant le zoo avant d’atteindre le fort de la Croix-Faron, point culminant (585 m) de ce monolithe calcaire ; d’ailleurs, un Point Sublime "bis" y propose une vue sur le mont Coudon (702 m) au premier plan et le massif de la forêt de Morières vers le nord. Puis, la route plonge vers Toulon, à travers une pinède d’une grande qualité esthétique, qu’elle atteint après avoir effleuré le fort Faron en cours de rénovation.

Pour la petite histoire :

Du bagne pour se faire un nom

Toulon, ce port où s’illustra le jeune Bonaparte, où les vaisseaux des Barbaresques et du roi de Savoie faisaient relâche, où la Marine Nationale était basée avec ses marins turbulents. Toulon, un port artificiel, situé dans l’une des rades les plus sûres du monde, mais ouverte sur la Méditerranée où court le vent de l’aventure.

C’est au XVIIème siècle que Toulon entre réellement dans le monde, un monde de couleurs, de souffrances, de mélanges d’hommes de tous horizons. Il devient le port d’attache des galères royales et cela pour un siècle et demi.

Bagnard à Toulon

Toulon sera la ville des galériens et des bagnards, une main d'œuvre corvéable à merci.

Lui succède le bagne, pour un siècle. Installé dans l’arsenal, il rassemblait plus de quatre mille prisonniers dans des conditions de détention déplorables. Pourtant, certains surent tirer leur épingle du jeu, chacun selon son tempérament. Garatty, par exemple ! pour lequel sa cellule et les visites de l’aumônier représentaient le comble de la félicité, et qui ne voulut jamais être gracié. Vidocq, rendu célèbre par H. de Balzac, qui se servit de son expérience de malfrat pour devenir chef de la sûreté parisienne, après une évasion réussie. Coignar qui s’en évada, devint le mondain et brillant conte de Sainte-Hélène et qui y finit ses jours, son passé l’ayant rattrapé. Jean Valjean, plus vrai que nature, mais plus prisonnier de l’imagination de V. Hugo que du bagne de Toulon, où il n'a laissé aucune trace...

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